J'aurais aimé...

J’aurais aimé Manosque et la Provence comme berceau de mon enfance !
J’aurais aimé séjourner au Paraïs !
J’aurais aimé avoir 20 ans au Contadour pour vivre la grande aventure ! Lire la suite...

jeudi 21 mars 2013

Le Paraïs, arche de Noë...

Paraïs ne veut pas dire paradis comme ou pourrait l'imaginer, c'est un mot provençal qui désigne l'endroit ou l'on 'paraît'.





Jean Giono achète cette petite maison en 1929, il dira en 1930 dans cette lettre à Adrienne Monnier : " On a acheté à flanc de coteau, à cinq minutes de la ville, une petite maison; Un palmier, un kaki, un bassin, deux cents vignes, un pêcher, un abricotier, un laurier, une terrasse; et là on vit tous ensemble dans la soupe aux choux."


Il transforme et agrandit au fil des ans cette maison ou il écrira la plus grande partie de son oeuvre, au côté d'Élise son épouse et de ses deux filles Aline et Sylvie.
Il y accueille ses lecteurs et ses admirateurs, y héberge une partie de sa famille et des amis, dont Lucien Jacques, qui décore la maison de plusieurs fresques.



"J'habite les pentes d'une colline couverte d'oliviers, et depuis ma terrasse, Manosque et ses trois clochers, s'arrondit comme une ville orientale".





" j'arrive chez  moi  par un petit sentier qui n'est pas, comme on dit carrossable."




"La nouvelle construction constitue une excellente barrière contre le mistral  et dessine une terrasse qui devient notre salon d'été, abritée par une tonnelle de rosiers grimpants; La vie de famille s'y transporte allègrement. Outre la fontaine de rocailles qui rafraichit, on y place le gramophone sur le guéridon de Grand Mère Pauline au pied du plaqueminier qui dispense l'ombre".Sylvie Giono, Le Paraïs , la maison d'un rêveur


La terrasse, salon d'été
Jean Giono installe ses bureaux successifs dans la plupart des pièces de la maison, avec les objets et oeuvres d'art qui lui sont chers. Au fil des années il constitue une bibliothèque de plusieurs milliers d'ouvrages témoins de ses goûts littéraires, de sa curiosité intellectuelle et de son immense culture. Maison de famille et maison d'écrivain, 'Lou Paraïs' est un lieu ou Jean Giono est toujours présent. Elle abrite aujourd'hui le siège de l'association des amis de Jean Giono créée en 1972 par Henri Fluchère et Aline Giono.


La petite porte d'entrée du 'Paraïs' au bout du chemin

" La vue est superbe. Une fenêtre domine la vieille ville de Manosque, l'autre, la vallée de la Durance (...) Mon père a, enfin, son domaine au dessus de la mêlée, sa "tour d'ivoire" mais accessible à tous, ouverte aux autres, amis, visiteurs; C'est 'le phare', celui qui distribue la lumière ; Là, il va y rester douze ans. De 1935 à 1947, douze ans de création intense." 
Sylvie Giono, Le Paraïs, la maison d'un rêveur




"Aujourd'hui à midi, comme j'étais remonté après le dîner dans mon bureau, ouvert la fenêtre sur la ville - si belle maintenant - et que je me faisais jouer pendant la pipe un choral de Bach, (j') ai retrouvé l'atmosphère de l'atelier de mon père, je vais devenir comme lui, de plus en plus solitaire, de plus en plus retiré de tout, même de la famille."
Jean Giono, journal

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