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lundi 1 avril 2013

"La terre appartient à qui sait la voir"

                                 

              Elzéard Bouffier, l'homme qui plantait des arbres...


La montée Elzéard Bouffier à Banon

"J'avais six ou sept ans et j'accompagnais mon père dans ses promenades, il portait dans sa poche un petit sac qui contenait des glands. Il avait une canne à bout ferré, à certains endroits des collines, sur quelques replats, devant une belle vue, dans les vallons, près des fontaines, le long d'un sentier, mon père faisait un trou avec sa canne et enterrait un gland, ou deux, ou trois ou cinq, ou plus.
C'était une joie sans égal, joie de le faire, joie d'imaginer la suite qu'allait donner la nature à ces gestes simples. Tout en continuant ces sortes de plantations nouvelles, nous allions visiter celles des années précédentes, les glands plantés dans ces conditions donnent naissance à des chênes une fois sur dix, c'est une belle proportion. Quels cris quand nous découvrions un de nos sujets bien robustes".
Jean Giono, Notice dans la pléiade


Un berger aux Graves


"Il s'était retiré dans la solitude ou il prenait plaisir à vivre lentement avec ses brebis et son chien"
Jean Giono, L'homme qui plantait des arbres



"Le berger qui ne fumait pas alla chercher un petit sac et déversa sur la table un tas de glands. Il se mit à les examiner l'un après l'autre avec beaucoup d'attention, séparant les bons des mauvais, je fumais ma pipe. je me proposais pour l'aider. Il me dit que c'était son affaire. En effet voyant le soin qu'il mettait à ce travail, je n'insistais pas.
(...) Il fit sortir son troupeau et il le mena à la pâture. Avant de partir, il trempa dans un seau d'eau le petit sac ou il avait mis les glands (...) Je remarquai qu'en guise de bâton, il emportait une tringle en fer grosse comme le pouce (...) Il laissa le petit troupeau à la garde du chien.
(...) Arrivé à l'endroit ou il désirait aller , il se mit à planter sa tringle de fer dans la terre, il faisait ainsi un trou dans lequel il mettait un gland, puis il rebouchait le trou. Il plantait des chênes".
Jean Giono, L'homme qui plantait des arbres



Dessin de Lucien Jacques,bergers au Contadour



"Quand je réfléchis qu'un homme seul, réduit à ses simples ressources physiques et morales, a suffi pour faire surgir ce pays de Canaan, je trouve que, malgré tout, la condition humaine est admirable. Mais quand je fais le compte de tout ce qu'il a fallu de constance dans la grandeur d'âme et d'acharnement dans la générosité pour obtenir ce résultat, je suis pris d'un immense respect pour ce vieux paysan sans culture qui a su mener à bien cette oeuvre digne de Dieu.
Elzéard Bouffier (1) est mort paisiblement en 1947 à l'hospice de Banon".
Jean Giono, L'homme qui plantait des arbres


(1)Bien des gens se sont demandés si le personnage de ce berger sublime était fictif ou non... Jean Giono laissa planer le mystère, mais dans une lettre qu'il envoya au conservateur des Eaux et Forêts des Basses-Alpes, en 1957, précisa enfin : "Navré de vous décevoir, mais Elzéard Bouffier  est un personnage inventé. Le but était de faire aimer l'arbre, ou plus exactement faire aimer à planter des arbres. " Pari gagné...(source internet)

2 commentaires:

  1. En fait les bergers sont rarement des amoureux des arbres! Je crois que si nous avons des forêts dans les alpes du sud nous le devons surtout à Napoléon qui avec sa force policière à contraint les habitants à ne plus déboiser, à replanter et à fusiller les bergers pyromanes! On lui doit le reboisement du Ventoux, et des hautes vallées des alpes du sud. C'est vraiment moins beau qu'Elzeard!

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  2. Certainement, mais je préfère largement l'aventure d'Elzéard même si tout est inventé !!

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Bonjour,
Merci de votre intérêt pour mon blog et Jean Giono.