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samedi 27 avril 2013

Saint Julien en Beauchêne,

 

Vacances à Saint Julien



Implanté à 923m d'altitude, au confluent du Büech et de la Burraine, en bordure de la forêt de Durbon, Saint Julien était autrefois une station de moyenne altitude, fréquentée en particulier par une clientèle provençale qui y trouvait un climat favorable et salubre (air pur et sec) Etape sur la RN 75 reliant Nice à Grenoble et appelée "route d'hiver des Alpes". C'est donc après plusieurs séjours dans le Beauchêne en compagnie de son épouse et de ses filles Aline et Sylvie, à partir de 1928 que l'écrivain publia le livre "Un de Baumugnes", référence au petit hameau perché non loin du village et dont il ne reste que quelques maisons et une chapelle...Source internet





"C'est "un de Baumugnes" qui nous a mis dans ce train. Cette ligne est même le meilleur itinéraire pour repérer la géographie du roman. Puisque tout au long de la voie ferrée, les lieux se succèdent comme dans les pages du livre.
(...) Mais c'est une fois franchi le col de la Croix Haute seulement, qu'on entre dans "un de Baumugne".Car voici Saint-Julien-en Beauchêne, où naquit ce roman." Dominique Le Brun - Le bâton de Colline

 "Depuis longtemps je viens dans ce maigre village de montagne ; Il est aux confins de ma terre ; il est aux lisières des monts, assiégé de renards, de sangliers, de forêts et d'eau glacée. De hauts pâturages dorment au milieu des nuages ; le ciel coule et s'en va sous le vent ; il ne reste là-haut que le vide gris et les vols d'aigles silencieux comme le passage des ombres."
Jean Giono, Solitude de la pitié

La maison où séjournait la famille Giono
" Dans la plupart de ces maisons, mes livres sont sur la cheminée de la cuisine, entre la boîte à sel et le bougeoir. Et on les prend pour ce qu'ils sont  : de simples histoires d'espérance.
Je passe à l'embranchement ou est planté le poteau : "Route de Baumugnes". Je m'arrête un moment. L'air est glacé.(...) Le vent fait toujours le même sifflement dans les rochers qui marquent l'ouverture du chemin. Il me semble que je suis revenu au temps ou j'écrivais ici mon livre. Parmi vous qui m'avez aidé, parmi vous qui avez tout fait.
(...) Je me souviens que je venais ici tous les matins jusqu'à cet embranchement regarder la plaque de bois ou le bûcheron a écrit avec du goudron :"Route de Baumugnes". Puis je revenais à la maison imaginer cette histoire dont vous m'avez dit un jour qu'elle était plus vraie que la vérité."
Jean Giono, Les vraies Richesses






"Moi, j'ai dans moi Baumugnes tout entier, et c'est lourd parce que c'est fait de grosse terre qui touche le ciel, et d'arbres d'un droit élan ; mais c'est bon, c'est beau , c'est large et net, c'est fait de ciel tout propre, de bon foin gras et d'air aiguisé comme un sabre.
Baumugnes !
La montagne des muets ; le pays ou l'on ne parle pas comme les hommes."
Jean Giono, Un de Baumugnes

2 commentaires:

  1. Comme dans tous les articles que j'ai découvert sur ce site, c'est de la perfection du détail que s'organise une poésie qui nous entraîne dans notre imaginaire flou! Merci pour ces échappées

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  2. Merci, je garde un souvenir ému de ces haltes à Saint Julien, sur la route des vacances... Je me suis même aventurée sur la petite route de Baumugnes espérant y trouver l'âme d'Albin, et alors ... "Dans le matin, si tu y arrivais, au bout de ton pas, sur le rebords de Baumugnes, si tu y arrivais, dans ce matin, ce serait dix maisons et le poids de la forêt." l'imagination est en marche!!

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Bonjour,
Merci de votre intérêt pour mon blog et Jean Giono.