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samedi 8 juin 2013

Affaire Dominici, quelques éléments...


L'affaire Dominici, Suite...



"Le lundi 4 Août 1952 au soir, une famille anglaise, Sir Jack Drummond et Lady Anne Drummond, en vacances avec leur fille Elizabeth âgée de dix ans, bivouaquent à proximité de leur voiture, une Hillman. Elle est garée au bord de la RN 96, au kilomètre 32, sur la commune de Lurs en Haute Provence, à 175m de l'entrée nord de la Grand'terre, ferme de Gaston et Marie Dominici, ou habite aussi un de leurs fils, Gustave, avec sa femme Yvette et leur premier bébé Alain âgé de dix mois.
Peu après une heure du matin, des coups de feu d'arme de guerre claquent dans la chaude nuit de pleine lune. 
De grand matin, Gustave Dominici arrête un motocycliste en lui demandant d'aller prévenir les gendarmes car il vient de découvrir des "morts". En arrivant une heure et demi plus tard, les gendarmes trouvent le corps de Lady Anne à proximité de la voiture, celui de Sir Jack de l'autre côté de la route, et celui de la fillette à 80m de là, sur le talus tombant dans la Durance.
L'enquête de police criminelle est confiée au Commissaire Edmond Sébeille de la 9ème brigade de Marseille.
Dès l'après midi du 5 Août, la police retrouve dans la Durance une carabine américaine, son mauvais état rafistolé et un morceau de crosse trouvé près du corps de la fillette prouvent que l'arme a au moins servi au meurtre de la petite Élizabeth, et qu'elle doit appartenir à quelqu'un du coin.
A cause de l'arme et des déclarations équivoques de Gustave Dominici, le Commissaire Sébeille  se convainc très vite que la clé du drame passe par la Grand'Terre.
Pendant Quinze mois, le Commissaire Sébeille explore de nombreuses pistes, mais comme accessoirement, car il se concentre avec obstination sur la Grand'Terre. Il finit par décider de tenter d'obtenir des aveux. Au bout de très longs interrogatoires croisés les 12, 13 et 14 Novembre 1953, les fils Gustave puis Clovis accusent leur père, Gaston finit par passer des aveux spontanés ou il allèguera avoir "baisé" Lady Anne et provoqué le drame par accident."
Éric Guerrier, L'affaire Dominici, expertise du triple crime de Lurs (1)



Quelques lieux en images :


Le pont sur le chemin de fer, de l'autre côté sera retrouvé
le corps de la petite Elizabeth


La voie du Chemin de fer

lieu  du campement ou était stationnée la Hillman 
et ou se trouvait le corps de Lady Anne Drummond

A cet endroit de l'autre côté de la route se trouvait le corps de Jack Drummond


 Tout près de l'endroit ou a été trouvée le corps d'Elisabeth
"Outre l'énormité de ce préambule érotique, et bien que ces aveux apparaissent largement discordants avec les éléments matériels, le 16 Novembre, après une rapide reconstitution, Gaston est inculpé et écroué. Par rapport à l'enquête, l'instruction ne progresse guère dans l'étaiement du dossier d'accusation. Le procès d'assises s'ouvre à Digne le 17 Novembre 1954.
Le 28 Novembre, après un procès qui n'apporte pas la moindre preuve, tout en montrant nombre de dysfonctionnements assez extraordinaires, Gaston Dominici , malgré ses protestations d'innocence, est reconnu  seul coupable des trois meurtres et condamné à mort. Il est écroué aux Baumettes à Marseille d'où il ne cessera de proclamer son innocence, mais de manière ambiguë."
Sa peine sera commuée en détention à perpétuité par le Président Coty. Puis le 13 Juillet 1960, Gaston est gracié par  le Général de Gaulle et libéré dès le lendemain. Il mourra à L'hospice de Digne le 4 Avril 1965, sans livrer dans son testament la vérité qu'il avait promis d'y inscrire".
Éric Guerrier, L'affaire Dominici, expertise du triple crime de Lurs (1)




Le "café des Alpes" de Peyruis ou logeaient et se réunissaient
 les journalistes et ou ils retrouvaient le Commissaire Sébeille

La tombe des Dominici au cimetière de Peyruis

"C'est en vain qu'une partie de la famille va tenter d'obtenir la révision du procès, le flambeau est repris à ce jour par Alain Dominici, le petit-fils de Gaston qui avait dix mois lors du drame et on comprend pourquoi il a dédié sa vie à la réhabilitation de son Grand-père quand on sait que sa mère, Yvette a toujours défendu la thèse de l'innocence.
Mais voilà, Alain ne peut et on le comprend aussi, innocenter son Grand-père sans risquer de reporter le soupçon sur d'autres membres de la famille, son père décédé depuis et un de ses cousins toujours en vie. Il lui fallait donc trouver un scénario qui exclurait toute intervention des gens de la Grand'Terre et de la famille dans le massacre.
C'est le journaliste William Reymond(2)  qui va mettre à jour une partie de dossier de 1952, ce sont les aveux d'un dénommé Wilhelm Bartkowski, arrêté dès le 9 Août 1952 par la police de Stuttgart. Selon Bartkowski, le triple crime aurait été perpétré par un commando de trois tueurs spécialement venus de Bavière à Lurs...". 
Éric Guerrier, L'affaire Dominici, expertise du triple crime de Lurs (1)


(1) A lire le livre de Eric Guerrier : "L 'affaire Dominici, Expertise du triple crime de Lurs" - Editions Cheminements
A lire également :
-  Gabriel et Pierre Domenech, "Dominici, et si c'était bien lui" - Editions les Presses du Midi
- Jean Meckert, La tragédie de Lurs - Editions Joelle Losfeld- Arcanes
- William Reymond, Dominici non coupable, les assassins retrouvés - Editions Flammarion

 A voir :
- "L'affaire Dominici" - film de Claude Bernard-Aubert 1973 avec Jean Gabin
- "L'affaire Dominici" - Téléfilm de Pierre Boutron 2003 avec Michel Serrault

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