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lundi 19 avril 2021

Serge Fiorio à Taninges...


Pour André Lombard dont l'aide m'est toujours aussi précieuse...

Serge Fiorio à Taninges


"Aussitôt démobilisé, papa est revenu au bercail, il a repris son entreprise en main, un chantier ici, un chantier là, chaque fois ou presque, il nous fallait le suivre, déménager. Nous l'avons fait dix ou douze fois avant de nous installer, pour 16 ans, à Taninges, en Haute-Savoie où associé à tonton Ernest, il y exploita une carrière à ciel ouvert." 
Serge Fiorio - dans "Habemus Fiorio !" - André Lombard (La Carde éditeur)



C'est le 15 septembre 2010 à Montjustin que j'ai rencontré le peintre Serge Fiorio...

Serge, j'en avais entendu parler lors de notre visite au Paraïs à Manosque. 
Son hospitalité, sa bonhomie, son sens de l'accueil nous avaient été vantés... 

À l'entrée de Montjustin, une des premières maisons sur notre gauche et une belle surprise lorsqu'il nous a interpellés depuis la fenêtre de son atelier, proposant son aide. 
Quelle joie encore aujourd'hui la mémoire de cette rencontre hors-normes pour moi...
Le voilà devant nous, souriant, proposant de visiter sa maison, ce qui fut fait immédiatement, cet atelier où sans aucun doute beaucoup de ses oeuvres ont vu le jour. Quelques tableaux, un portrait de Jean Giono trônant en bonne place sur un chevalet, palettes et pinceaux en quantité. Un univers enchanteur et surtout une vue superbe de là-haut, comment ne pas être inspiré par de tels paysages.
Comme je lui exposais le but de mon escapade au village, sans hésitation il nous raconta, en vrac, la vie à Montjustin, Lucien Jacques et Jean Giono, sa vie à lui et son grand âge... Il allait avoir 100 ans... (1)
 

"En m'installant à Montjustin, j'avais la certitude très forte de prendre là un chemin dont je ne dévierai plus."
Serge Fiorio



Serge Fiorio à la fenêtre de son atelier

En compagnie de Serge dans son atelier... inestimable !

Quand on arrive au village, une vue magique...


Serge nous a quittés en 2011. Il repose au petit cimetière de Montjustin... je dis cimetière mais je devrais dire "petit jardin", tant cet endroit ne ressemble que de très très loin à un cimetière.


Ici repose le peintre Serge Fiorio


L'entrée du petit cimetière


A Taninges, Serge et son cousin Jean Giono


Si lors d'un séjour savoyard je suis allée jusqu'à Taninges en Haute-Savoie, c'est que j'avais une bonne raison ! Retrouver trace du passage de Serge Fiorio, le peintre de Montjustin dont Jean Giono était le cousin.


Serge Fiorio et son cousin Jean Giono (source A. Lombard) 


Au coeur de la vallée du Giffre, sur la route de Samoëns, Taninges se trouve à la croisée de deux torrents, le Giffre et le Foron.









C'est un gros bourg encadré de montagnes qui mérite qu'on s'y attarde.
Le torrent qui le traverse lui donne du caractère,  les abords sont bien fleuris, son centre ancien et sa Chartreuse valent le détour. 
Il faut oser s'aventurer, découvrir le charme du centre historique, la place du marché qui semble avoir peu changé au fil des siècles, les ruelles escarpées étroites et sombres, la rue des arcades, le vieux pont fleuri qui enjambe le Foron. 
Cet ensemble contribue au charme tranquille de ce petit bourg de Haute-Savoie.

















Nous poursuivons notre balade jusqu'à la Chartreuse de Mélan. 
Elle est majestueuse, placée dans un décor idyllique, un lieu de paix, parfaitement restauré, un riche patrimoine qui abrite aujourd'hui de belles expositions d'art, on y donne aussi des concerts. 
Pour compléter ce joli tableau, en altitude se trouve la station de ski de Praz-de-lys -Sommand.

La Chartreuse de Mélan


Aspect de la large vallée du Giffre



Je suis donc partie à la recherche de Serge, recherche plus ou moins fructueuse il faut le dire... Sauf à la "Maison du Patrimoine" et à "l'espace Jacquem'Arts" où l'accueil fut formidable et où j'ai été très bien renseignée.
"L'espace Jacquem'Arts" accueille tout au long de l'année de belles expositions d'artistes régionaux et la "Maison du Patrimoine" nous fait découvrir l'histoire de la commune et sa vie sociale, le tout richement documenté.




Voici donc la petite histoire :

Émile et Ernest  Fiorio habitent Taninges depuis 1924, ils sont les fils de Marguerite Fiorio née Giono, soeur du père de Jean Giono. Ils sont à cette époque entrepreneurs de travaux publics.

Serge Fiorio, fils d'Émile, a deux frères Aldo et Ezio, ainsi qu'une soeur aînée prénommée Ida. Il s'installe à son tour à Taninges en 1924 et là je laisse la parole à mon ami André Lombard (1), qui mieux que lui pour dresser le portrait de Serge, lui qui a vécu au plus près de l'artiste. Voici donc ses mots :

"Serge a vécu à Taninges de 1924 à 1940. Mais à partir de 1936, pensant ainsi  avoir plus de temps pour peindre, il n'a plus travaillé à la carrière paternelle où il cassait du caillou. Il s'est installé photographe au village."




"Je travaillais au chantier de bon coeur. J'avais besoin de sentir que j'avais des muscles, qu'ils pouvaient me permettre la confrontation avec les pénibles travaux physiques. Cela m'a donné beaucoup de force et d'assurance par-delà les grandes et bénéfiques fatigues.
S'allonger le soir, après une journée de dix heures à charger des wagonnets de pierres, et sentir un bien-être à faire rêver, cela me convenait. Le travail en équipe aussi. Travaux de carrier, puis d'entretien et de tracé de routes, ont rempli ma vie pendant dix années."
Serge Fiorio  dans : http://sergefiorio.canalblog.com/ Auteur : André Lombard (1)



Les ouvriers carriers à Taninges - (Source André Lombard)




"Mais il ne gagnait pas sa vie ; de plus les rares bonnes journées de belle lumière, il était obligé de les consacrer, non à peindre comme il le souhaitait, mais à la photographie !
N'empêche, il a fait le portrait de nombreux compagnons ouvriers, et peint à ce moment-là de grands formats comme "Les joueurs de Morra" et la "Cérémonie du cheval" par exemple, qui sont des toiles majeures de ce qu'il est maintenant, selon la judicieuse dénomination inventée par Gérard Allibert,  convenu d'appeler "La période solennelle" de son oeuvre peint."
André Lombard


Les joueurs de "Morra" (source André Lombard)


Le ouvriers carriers - Huile sur bois 1934 (Source André Lombard)


"Rarissime photo de Serge parmi les ouvriers de la carrière de Taninges.
Selon toute vraisemblance, lui n'y travaillait plus, étant sans doute venu
ce jour-là en visite amicale et, aidé d'un retardateur, faire la photo souvenir."

(André Lombard)

 


"A cette époque des premières années trente, Giono venait chaque été en vacances chez les Fiorio ; Serge lui a alors servi de guide pour de grandes randonnées en montagne et ils ont ainsi beaucoup partagé."
André Lombard 



Source Dauphiné Libéré 



Quelques courriers de la main de Jean Giono à Lucien Jacques relatant ces visites à Taninges chez les cousins Fiorio :

Le 19 août 1930

"Je pars après-demain pour Taninges Haute-Savoie chez mes cousins Fiorio où m'attendent tous mes cousins et cousines de la Suisse. J'avais une faim terrible de voir ce monde des Giono. Je t'ai dit ce que c'est que l'atmosphère de cette famille. Alors tu comprends. Et puis c'est un peu toute la jeunesse qui est restée là. Et puis tout un tas de choses bien loin ; et ils sont si gentils."


Le 05 septembre 1931

"Mes gionesques cousins, des gars de vingt ans, avec la barbe, et 1m92 de haut et 1m de largeur d'épaules, (il y en a un que j'appelle Jupiter jeune et l'autre Dyonisos). (...) J'irai passé cet hiver, tout l'hiver à Taninges... Mes cousins sont tous les deux terrassiers et Jupiter conduit les camions de l'entreprise. Mon cousin Serge, celui que j'appelle Dyonisos et qui est tellement beau qu'on ne peut y croire, dessine si bien que j'ai promis de le mener un jour à Paris pour lui faire visiter le Louvre. Il y a quelque chose à faire avec ce garçon : souple, intelligent, savant de la bonne science, un sac de sang."
 


De gauche à droite : Serge, Jean Giono, Aldo et Ezio
(Source André Lombard)



Le 10 août 1932

"Je vous attends, toi, Rose et Hugues pour le 15 août à Taninges. Si vous ne veniez pas, ce serait pour moi un  très gros chagrin.
Route depuis Grenoble :
Montmélian, Albertville, Ugine, Flumet, Mégève, Sallanches, Cluses, Taninges.
La plus belle, la plus 'routable', la plus courte. (Chez Émile Fiorio Rue des Arcades Taninges)"


Octobre 1933

"Je suis ici avec mes cousins Émile, Ernest, Aldo, Serge et Ezio. Tu dois comprendre quel bien cela me fait mais tu ne peux pas savoir jusqu'à quel point, je me sens comme en transfusion de sang."

Correspondance Jean Giono-Lucien Jacques, 1930-1961-Cahiers Giono 3, Gallimard 1983


La rue des Arcades à Taninges 


Pendant l'hiver 34, comme d'autres fois auparavant, Serge descendra à Manosque et l'écrivain lui demandera de faire son portrait. Voici ce qu'en dit André Lombard dans son "Habemus Fiorio !" :

 " Pour le moment nous ne sommes qu'en 1934, Serge descend encore une fois innocemment de Taninges "pour passer quelques jours" chez son cousin et rien ne peut laisser présager ce qui l'attend de nouveau sous le ciel magique de Haute-Provence. Il est heureux que ce soit Giono lui-même qui lui ordonne, presque le somme, en fait, de faire son portrait. (...) 
J'ai narré, dans le "Serge Fiorio" des éditions Le Poivre d'Âne, comment Giono en gare de Manosque, lui laissant à peine le temps de descendre du train, de poser son sac, aussitôt l'entreprend.
"Maintenant, tu vas aller plus loin, tu vas faire mon portrait !" lui dit-il à ce moment-là, sans l'ombre du moindre paternalisme mais quand même, non plus, sans aucun ménagement. Giono est sûr de lui parce que déjà sûr de Serge surtout, en son for intérieur."
Evidemment, cette invite est un cadeau du ciel, une manne pour le jeune peintre ! Mais personne n'en sait rien encore, personne ne peut vraiment savoir, ni deviner."

Serge à Manosque, au Paraïs avec Élise l'épouse de Giono


"Serge se souvenait encore très bien que, tout au long de ce séjour, "pour ne pas déranger l'autre", ils ne s'étaient que très rarement adressé la parole par-dessus la petite largeur du bureau qui alors seulement les séparait."



"Portrait du Poète à l'étoile et à la colombe" selon André Lombard


"Plus tard, il notera : "Je pense qu'en me commandant son portrait, Giono savait pertinemment que c'était là le chemin le plus direct pour m'ouvrir, toutes grandes, les fenêtres de ma propre liberté d'artiste."
Oui, c'était là, généreusement le pousser à faire la belle, à sortir de sa chrysalide et à ouvrir grand ses ailes."
André Lombard - Habemus Fiorio !



Ma petite histoire se termine comme elle a commencé, à Montjustin…






Et pour cela je laisse de nouveau la parole à mon ami André Lombard :


" Serge a le bon réflexe d’aller s’ouvrir à Giono du rêve, commun à lui et à son frère de s’installer près de lui en Haute-Provence.

Le poète l’aiguille naturellement, mais comme à tout hasard, vers Montjustin où son découvreur et ami Lucien Jacques, poète et aquarelliste de talent, vient d’acquérir une maison et quelques ruines. " (…)



Au fil des années ... Serge Fiorio et Lucien Jacques
deux voisins et amis à Montjustin (André Lombard)
 


« Et tout le ciel qui va avec ! »


«  Je me suis rendu à Montjustin sur le champ ! Lucien Jacques m’y a accueilli et hébergé pendant trois jours. » raconte Serge aujourd’hui.

« Après il remontera à Taninges faire part à Aldo de son enthousiasme pour ce village quasi abandonné. (…) Ils y reviennent ensemble dès qu’ils le peuvent. 

Sitôt devant les lignes bien orchestrées de la montagne de Lure et de ses contreforts, devant le Luberon animal, devant les Alpes pures sous un ciel de crystal, Aldo s’exclame, soulignant ses paroles d’un large geste du bras et de la main ouverte :


« Ici au moins, même si nous devons en baver, nous aurons tout ça ! » 


Pour saluer Fiorio - André Lombard - La Carde éditeur




Une rétrospective de l'oeuvre de Serge s'est tenue à Taninges en 1983. Une trentaine de toiles choisies dans la bonne soixantaine d'années de travail alors écoulées furent présentées dans les salons de la mairie, constituant la toute première rétrospective Serge Fiorio.





" La paix règne sur Fiorio de toile en toile, de sujet en sujet et d'année en année "

Pierre Magnan - Dans "Habemus Fiorio !" d'André Lombard




(1) Pour tout savoir sur Serge Fiorio, sa vie et son oeuvre,  se reporter au blog  d'André Lombard  :  http://sergefiorio.canalblog.com/

Et à ses deux ouvrages majeurs chez La Carde éditeur :

- Pour saluer Fiorio - précédé de Rêver avec Serge Fiorio
- Habemus Fiorio ! 












mercredi 19 mars 2014

Montjustin, lieu de culture et d'amitié...


Lucien Jacques, Serge Fiorio, Lucienne Desnoues et Pierre Citron ... Tous ont vécu à Montjustin et tous y reposent aujourd'hui pour toujours...


                                  


"Comment se rend-on à pied de Manosque à Montjustin?? De la porte Saunerie, on suit l'avenue Jean Giono (...) Un rond-point, et au-delà, une colline. C'est elle qu'il faut viser en suivant tout simplement le balisage rouge et blanc du sentier GR4 (...) Mais le plus beau c'est ensuite, entre Montfuron et Montjustin, là où le chemin longe la crête montagneuse et boisée sur près de 4 kilomètres..."
Dominique Le Brun- Le bâton de Colline

Le village est perché sur la crête, à 550 m d'altitude

Un Havre de paix au coeur de Montjustin
Le potager dominant un superbe panorama
La fontaine pour calmer la soif du randonneur...


La maison de Lucien Jacques à Montjustin

Lucien Jacques (1891-1961) Peintre, poète, écrivain, graveur d'art et bien d'autres encore, et par dessus tout grand ami de Jean Giono !!
Voici un court portrait de Lucien Jacques écrit par Lucienne Desnoues:
"Si sa marche était une danse, sa façon de vivre aussi : Déposer le pinceau pour prendre la plume, lâcher la laine pour manier le poinçon ou saisir le couteau et s'en aller cueillir la salade sauvage ; acheter à la venvole une maison, faire flotter et s'entrelacer les fils d'or de l'amitié ; offrir comme à la légère un cadeau d'un poids inestimable et sous cette apparence de virevoltes, décider, réaliser, persévérer, parachever. Jamais, l'appât de la finance où le goût des honneurs n'appesantit son style d'existence ni ne lui fit réprimer les pirouettes de son humeur, les cabrioles de son humour."
Lucienne Desnoues - préface à Tombeau d'un berger

Monsieur Fiorio à la fenêtre de son atelier à Montjustin


Serge Fiorio (1911-2011) était jadis maçon. Il aimait le dessin et la peinture, mais c'était un ouvrier bien trop consciencieux et conscient des difficultés du métier pour oser se mêler des choses de l'art. " - C'est Giono qui m'a obligé à oser, il m'avait carrément commander un portrait de lui, avec carte Blanche".
Dominique Le Brun - Le bâton de colline

Lorsque nous sommes venus à Montjustin cet été 2010, il était à sa fenêtre, il nous a demandé ce que nous cherchions et nous a gentiment fait monter à l'étage dans son atelier, une grande salle traversante, très claire, avec d'un côté une grande fenêtre donnant sur le Luberon et de l'autre celle donnant sur la plaine à perte de vue jusqu'à la montagne de Lure. 



Dans son atelier - Il allait avoir 100 ans !!  







Lucienne Desnoues (1921-2004) Née à Saint Gratien dans la banlieue parisienne en 1921, elle est la petite nièce du forgeron Desnoues qu'Alain Fournier évoque dans le Grand Meaulnes, elle épouse en 1947 le poète belge Jean Mogin et s'installe alors à Bruxelles.
En 1951 elle découvre la Haute Provence grâce à Lucien Jacques et passe toute ses vacances à Montjustin, au décès de son époux en 1986, elle s'y installe définitivement.
Source internet


"Or, c'est peu dire qu'il y a dans la poésie de Lucienne Desnoues un ton et une manière qui la distingue entre toutes. Rares sont les poètes du siècle dernier qui ont su atteindre dans le vers un tel art de la suggestion, rendre avec une telle sensualité l'état naturel des choses."
Jean Pierre Siméon - Préface à Magicienne Poésie





"Ma bâtisse, ma bastide
Sans office bien certain,
Fille du roc et du thym
Et comme eux sèche et solide,

Un peu gîte à braconniers
Un peu refuge à fourrage,
Toi qui sait le poids sauvage
Des amants et des gibiers,

Si je te livre au maçon
Pour qu'il palpe tes solives,
T'affermisse, te ravive
Et puis te sacre maison,

Quand t'emplira jusqu'aux tuiles
Un parfum de bon aloi,
Quand tu goûteras le poids
de gros meubles immobiles,

Ah ! Ne va pas oublier
les songes des pailles chaudes,
Le cri de l'amour en fraude
Ni le pas du braconnier."

Poésie de Lucienne Desnoues - La fraîche - Ed. Gallimard, 1958 


Pierre Citron (1919 -2010) Musicologue, écrivain et biographe de Jean Giono, il a aussi été Président de l'association des amis de Jean Giono.

Pierre Citron disait de Jean Giono :

" Cet homme si gai dans la vie quotidienne a produit une oeuvre qui, si en se renouvelant elle passe de la joie au bonheur, si elle est, dans la maturité teintée d'un humour aigu, est rarement gaie. Mais dans sa prodigieuse richesse d'images, d'inventions, de style, elle a le souffle, la lumière, l'ardeur de la liberté, et sa fascination ne peut que grandir ; même dans la veine la plus noire, Giono reste, selon une expression qu'il appliquait à un autre, un "professeur d'espérance" - comme tant de grands poètes."
Pierre Citron - Giono



" Notre seul bien c'est le présent, la minute même.
On nous veut avec les stigmates des grandes écoles ;
Je veux savoir s'il est agrégé en soleil !"

"La richesse de l'homme est dans son coeur.
C'est dans son coeur qu'il est le roi du monde.
Vivre n'exige pas la possession de tant de choses".
Citations de Pierre Citron


Le cimetière de Montjustin


Pour terminer cette petite balade Provençale, même si ce n'est pas l'instant le plus gai de cette visite à Montjustin, allons nous recueillir... au cimetière, que dis-je? au jardin du souvenir de toutes ces belles personnes...










Les stèles à la mémoire de Serge Fiorio, Pierre Citron et Lucien Jacques au cimetière de Montjustin 
** Henri Cartier Bresson (1908-2004) repose également au cimetière de Montjustin.