J'aurais aimé...

J’aurais aimé Manosque et la Provence comme berceau de mon enfance !
J’aurais aimé séjourner au Paraïs !
J’aurais aimé avoir 20 ans au Contadour pour vivre la grande aventure ! Lire la suite...
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samedi 23 février 2013

J’aurais aimé...


J’aurais aimé Manosque et la Provence comme berceau de mon enfance !
J’aurais aimé séjourner au Paraïs !
J’aurais aimé avoir 20 ans au Contadour pour vivre la grande aventure !
J’aurais aimé être employée au Comptoir National d’Escompte !
J’aurais aimé savourer une glace au grand café glacier !
J’aurais aimé récolter les olives sur les pentes du "Mont d’or" !
J’aurais aimé trouver la fraîcheur le long du petit canal de Manosque !
J’aurais aimé parcourir les sentiers près de la Thomassine !
J’aurais aimé découvrir le plateau de Valensole, "ce grand désert lavandier" !
J’aurais aimé apprécier le vin aigre des Paysans de Lalley !
J’aurais aimé assister au procès Dominici !
J’aurais aimé partager le banquet de Crésus !
J’aurais aimé participer à l’enquête du Capitaine Langlois !
J’aurais aimé chevaucher  sur la crête de Lure avec Pauline et Angelo !
J’aurais aimé danser avec Hortense au bord de la Durance !
J’aurais aimé saluer Lucien Jacques et Serge Fiorio à Montjustin!
J'aurais aimé la compagnie d'Edith Berger à Lalley !
J’aurais aimé échanger, la-haut aux graves avec Pierre et Paule Pellegrin !
J’aurais aimé prendre un café avec Pierre Magnan, le matin à Forcalquier !
J’aurais aimé apprendre l’histoire de cette Provence chère à Maurice Chevaly !

Et surtout, surtout, par dessus tout, j’aurais aimé faire la connaissance de Jean Giono !!

J’aurais aimé qu’il me narre "Sa provence", son pays secret, sa référence, sa préférence, cette Provence des hautes terres, rude, sombre et mystérieuse du Bout de la route et d’Un roi sans divertissement ! cette Provence des collines et des vallons éclaboussée de soleil et écrasée de chaleur...
Michèle Reymes


"Des vagues de terre et de l'écume d'arbres à perte de vue"


"Ce pays là, je ne le quitterai jamais, il m’a donné, il me donne encore chaque jour, tout ce que j’aime. On est d’abord touché par un  silence qui repose  sur toute l’étendue  du pays. Sur les vastes plateaux  couverts  d’amandiers, à l’époque ou les arbres sont en fleurs, on entend à peine le bruit des abeilles. On peut marcher des journées entières seul avec soi-même, dans la joie, un ordre, un équilibre, une paix incomparables"  
Jean Giono, Provence