J'aurais aimé...

J’aurais aimé Manosque et la Provence comme berceau de mon enfance !
J’aurais aimé séjourner au Paraïs !
J’aurais aimé avoir 20 ans au Contadour pour vivre la grande aventure ! Lire la suite...
Affichage des articles dont le libellé est Dominici. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Dominici. Afficher tous les articles

mardi 22 janvier 2019

La vallée de l'Asse ... C'est le soleil qui l'a faite !!


"Parce que tout le bonheur des hommes est dans les petites vallées..."


" On n'imagine pas les découvertes que l'on peut faire, ce pays est d'une malice inouïe. Il y a par exemple de petites vallées comme la vallée de l'Asse (...) et qui apporte les eaux drainées dans les hauts massifs des environs de Castellane. Large ouverte d'abord, elle porte dans ses bras d'admirables vergers d'amandiers (...) la terre est couleur de vieil or vert (...) on entre donc dans ce pays sévère et les quelques villages qu'on rencontre se cachent sous les yeuses et ne font pas de bruit. (...) Si on était dupe de ces malices on passerait à toute vitesse. On aurait tort. Dès qu'on le prend par la douceur, ce pays ne résiste pas. On tombe sur des Tahiti de gens éblouis qui se demandent comment vous avez fait pour les trouver et que vous surprenez en train de jouir de la vie." 
Jean Giono - Provence


"Le soleil n'est jamais aussi beau qu'un jour où l'on se met en route"

" Le monde semble né du matin, aussi propre qu'une feuille fraîchement dépliée du bourgeon."
Maria Borrély - Le dernier feu (1)






En ce jour du mois d'août, en descendant de Gréoux, nous sommes partis en direction de la vallée de l'Asse avec en tête la seule devise qui soit : "Le soleil n'est jamais aussi beau qu'un jour où l'on se met en route"... 
Et c'était tout à fait vrai, je respectais à la lettre les mots de Jean Giono que j'ai fait miens depuis fort longtemps.
Au rond-point de Manosque, nous entamons notre balade par la D4 avant de glisser vers la droite par la D907 à la découverte de cette vallée perdue qui devait nous réserver de bien belles surprises. 
Pays perdu certes, mais douceur de vivre, calme ambiant, chants d'oiseaux, papillons, prés, petits jardins, petits bois, petits villages, lavandes, fermes isolées et travaux des champs, un circuit tout en douceur et seuls au monde !!
Ici point de musées, de galeries, de monuments, le musée, il est à ciel ouvert et le spectacle de la nature sans cesse renouvelé.







"Tu vois cette vallée de l'Asse, eh! bien, je vais te dire, c'est le soleil qui l'a faite (...)
Le premier rayon tapait toujours dans le plateau qui tremblait mais restait solide parce que c'était un bon plateau de main de maître. Seulement, le soleil, c'est tous les jours, et toujours la même force, alors petit à petit ça a fendu les os au fond de la chair de terre, et, lentement, le val s'est creusé à coups de rayons de soleil. Quand ça a été percé, l'Asse, là-haut, s'est décidée : elle a lâché ses glaces et elle est descendue. Puisqu'il y a un chemin, tant vaut qu'on en profite, elle a dit."
Jean Giono - Manosque-des-Plateaux


L'Asse à hauteur de Bras d'Asse

"Le long de ses eaux maigres, le monde devient petit sans rien perdre de ses possibilités de bonheur. Petits champs, petits prés, petits hameaux,petits vergers, des vies roulées en boule comme le chien au soleil."
Jean Giono - Provence




"Là, un banc frais de limon frais ayant gardé la forme des vagues. Plus au milieu, à plat en travers d'une île, dans les galets lisses et cerné par les eaux qui tremblent, un pin mort, ressemblant à l'épine dorsale d'un grand poisson... "
Maria Borrély- Le dernier feu



"j'ai choisi cette vallée de l'Asse parce qu'elle est sévère et que pour tout dire, elle passe pour être pauvre. Elle s'enfonce en effet dans les montagnes où le climat est rude et la terre pleine de cailloux roulés.
Jean Giono - Provence

"Elle s'enfonce dans la montagne" - L'Asse en direction de Digne


"Une terre pleine de cailloux roulés"

Petite vallée paisible ...


Le vieux Bras d'Asse (village abandonné)
"Ce village, là-haut, sur l'échine galeuse de la colline et confondu dans la pierraille..."
Maria Borrély - Le dernier feu

Champs de lavande dans la vallée de l'Asse
" C'est une bonne idée que tu as eue, Auguste, de faire des lavandes par ici.
- La lavande se contente d'une mauvaise terre et il lui faut du sec."
Maria Borrély - Le dernier feu


À Bras d'Asse, tout est fermé... 

...Où il est difficile, même en plein mois d'août de se restaurer à l'heure du déjeuner !! Après avoir fait deux tentatives à Bras d'Asse selon les conseils du "guide du routard" et où nous avons trouvé porte close, nous nous sommes installés à Mezel, un village typique comme on les aime et c'est à la terrasse du bar de l'avenue que nous nous sommes posés à l'ombre des platanes.


La terrasse du bar de l'avenue de l'autre côté de la route 


Après le déjeuner, il nous a fallu revenir sur nos pas pour retrouver à La Bégude blanche la petite route D108 qui nous a menés à Brunet ... le pays de Gaston Dominici, il y a habité et s'y est marié en 1903 (2) Nous sommes maintenant sur l'autre rive de l'Asse.

L'Asse 
"D'Estoublon à Brunet en passant par la Bégude  (...) L'Asse crasseuse, roule son argile et bouillonne."
Maria Borrély - Le dernier feu


Le grand spectacle de la nature


"Les pentes les plus hautes de ce département sont des déserts blancs, le reste des landes d'une infinie beauté, couverts de lavande, portant le silence et la paix, de fayard en fayard, sous le ciel si égal et si bleu que, dans l'exaspération de l'été, il blanchit comme un visage en colère."
Jean Giono - Provence



"Ce pays est d'une malice inouïe..."



Le village de Brunet :



Pour arriver à Brunet, il faut le vouloir, un peu à l'écart de la route, il nous faut grimper jusqu'à lui, accroché à l'ubac du plateau de Valensole.
Brunet bénéficie d'une vue imprenable sur la vallée de l'Asse. Une poignée d'habitations disséminées entre deux chemins de terre faisant office de routes carrossables, de belles maisons de pierre magnifiquement restaurées au milieu de la verdure, l'église et le château habités et privés et bien sûr beaucoup de charme. Une impression de vivre "entre soi"... 
Le village est très ensoleillé, je souligne cela car pour une fois je ne suis pas du tout d'accord avec mon auteur préféré (voir plus bas!!)


L'entrée du village comme à Hollywood !!
"L'accusé habite Brunet, Brunet est un village de la vallée de l'Asse (...) à quinze kilomètres de l'embouchure de la vallée, Brunet. Il est sur la rive gauche, c'est à dire sur le versant nord du plateau de Valensole, donc à l'ombre toute la journée (...) C'est un village de vieillards."
Jean Giono - Notes sur l'affaire Dominici


La rue principale du village

"Brunet, une vingtaine de maisons noires, dans les bois noirs, sur le flanc noir du plateau de Valensole. L'exposition au nord dérobe le village au soleil. De la vallée de l'Asse il faut monter pour atteindre le village."
Jean Giono - Notes sur l'affaire Dominici





"Mais pour celui qui voit les toitures de ce Tibet du bord oriental de la Vallée de l'Asse, il a ensuite à ses pieds, la vallée de cet affluent de la Durance, devant lui le plateau de Puimichel, un peu à sa gauche la montagne de Lure qui, maintenant barre tout l'horizon de l'ouest comme une muraille de Chine. "
Jean Giono - Provence


À l'horizon, la montagne de Lure... comme une muraille de Chine

Vue depuis Brunet de la vallée 


Vue vers Digne
"... Du village il faut continuer à monter pour atteindre le rebord du plateau... "
Jean Giono - Notes sur l'affaire Dominici


Le plateau de Valensole avant l'orage 
"Cependant, on arriva premiers au carrefour de Telle. (...)  Il y avait seulement le ronflement de l'Asse qui doucement, en bas, écartait ses limons, et le bruit du vent paresseux qui se balançait sur l'air mou de dix heures. Un homme était là à la source de cette route biblique qui s'appelle "La route des troupeaux" : une érosion de fleuve sur le dos sauvage de la colline. Il était près du poteau."
Jean Giono - préface au Dernier feu de Maria Borrély


La vallée de l'Asse depuis le carrefour de la D953 et de la route de Puimoisson
 "De là on accède en quelques kilomètres, à travers des forêts de chênes blancs très sauvages, au large sur lequel vogue le village de Puimoisson (3)
Jean Giono - Provence

Le poteau de Telle au carrefour de la "route des troupeaux

"Vous avez vu comment vivre dans un monde véritable donne une simple sagesse plus délicieuse que les fruits et l'eau fraîche des sources.

Jean Giono - Provence





"On rêve d'avoir là, une pièce blanchie à la chaux et de ne plus partir"...

Jean Giono - Provence 


(1) et (3) Maria Borrély  auteur(e) du "dernier feu": Maria et Ernest couple d'instituteurs à Puimoisson sur le plateau de Valensole et amis de Jean Giono (voir l'article Jean Giono en amitié, Maria et Ernest Borrély).
Le "dernier feu" raconte la mort du vieux village perché de Bras d'Asse et sa renaissance dans la vallée.
Éditions Paroles - Collection main de femme

(2) Gaston Dominici - Affaire Dominici (voir les 3 articles sur l'affaire Dominici) 

mardi 28 février 2017

On est toujours curieux ...




"En réalité il s'agit d'une grande passion..."





Bustes de Jean Giono dans les jardin du Paraïs
et à Céreste lors d'une exposition 


" On est toujours curieux d'un artiste. On a beau être intéressé par ce qu'il fait, et même par dessus tout, vient un moment où on se demande comment il est. (...) C'est une curiosité naturelle et qui satisfait ce qui semble être une petite passion. En réalité il s'agit d'une grande passion. (...) c'est vouloir à toute force avoir confiance en l'homme. je trouve cette naïveté fort respectable."
Jean Giono - Présentation de la revue Parenthèses 1955 (dans Giono de Pierre Citron)


De beaux portraits, oeuvres de Serge Fiorio, Eugène Martel
 et Lucien Jacques entre autres

Quelques croquis (Bernard Buffet, Edith Berger, Lucien Jacques, entre autres)



Au détour de mes nombreuses balades Haute-Provençales j'ai trouvé, souvent par le plus grand des hasards quelques signes qui m'ont transportée immédiatement au "pays bleu" auprès de l'homme qui a su si bien le raconter... des rues, des chemins, des allées, des avenues, des impasses, des andrones, des résidences, des collèges, des espaces rendant hommage à l'auteur et me rapprochant un peu plus des oeuvres et des personnages qui les habitent. 
Ce sont des lieux qui sentent bon la Provence et qui invariablement font référence à  Jean Giono.

Commençons notre promenade...  Forcalquier, Pernes-les-Fontaines, Manosque , Chateaurenard, Plan de Cuques, Saint Julien-en-Beauchêne et même jusqu'à Bordeaux... 













Et à Gréoux ....

Comme pour mieux les apprécier ...



En montant au Paraïs ...

"C'est la maison d'une présence, et non d'une absence, maison de souvenirs réels, rêvés, créés."
Sylvie Durbet-Giono - Dans "le Paraïs, Maison de Jean Giono"


C'est ainsi, ce sont les grands espaces du Contadour, de Lure ou de Ganagobie propices à la rêverie gionienne...

"On voit s'éloigner à l'infini une terre bleue sur laquelle se couchent des fumées"
Jean Giono - Provence





Tous ces lieux dont  rien que l'énoncé parle doucement à mon oreille :

Lure, la montagne sacrée et le "Pas de la Graille", les jas de pierre sèche, Redortiers le petit village du plateau, la tumultueuse Durance domptée à Serre Ponçon. Lurs et la sombre et énigmatique "Affaire Dominici", Les Omergues ce village niché au pied du versant nord de Lure dans la vallée du Jabron où Angelo, notre Hussard a découvert les premiers ravages du choléra. 
Elzéard Bouffier, l'illustre héros de "L'homme qui plantait les arbres", le plateau du Contadour qui reste pour moi le lieu mythique par excellence ... Quand au détour d'un sentier on imagine apercevoir Jules ou Fine sortant de leur bergerie nichée au creux du vallon ; sans oublier le vieux cimetière du village immergé d'Ubaye posé au bord du lac de Serre-Ponçon par la volonté d'une poignée d'habitants expropriés respectueux de leurs morts.



Le Hussard sur le toit :

"Le cheval marchait gaiement. Angelo arriva au pas de Redortiers vers les neuf heures. De là, il pouvait plonger ses regards dans la vallée où il allait descendre. De ce côté, la montagne tombait en pentes raides. (...) Il était presque juste au-dessus, à quelque cinq à six cent mètres de haut de ce hameau que le garçon d'écurie avait appelé Les Omergues. Chose curieuse : les toits des maisons étaient couverts d'oiseaux..." Jean Giono - Le Hussard sur le toit

L'homme qui plantait des arbres :

"Il s'appelait Elzéard Bouffier. (...) Il avait jugé que ce pays mourait par manque d'arbres. Il ajouta que n'ayant pas d'occupations très importantes, il avait résolu de remédier à cet état de choses."
Jean Giono - L'Homme qui plantait des arbres

L'affaire Dominici :

" Il faut connaître ces silences de Haute-Provence. De vastes espaces entiers se taisent ; cent kilomètres carrés de découvert où rien ne bouge, les villages sont portés dans le ciel bleu par des rochers d'un gris aristocratique, c'est tout."
Jean Giono - Notes sur l'affaire Dominici

L'Eau vive

"Un grand cimetière tout seul comme ça au bord de l'eau Joséphine, ça ne fera pas un bon effet non plus. Ça me rappelle quand j'étais dans la marine. Aux environs de Brest, il y avait un grand cimetière comme le tien pour les péris en mer. Ici, ce sera pour les tombés dans le lac."
Jean Giono - Hortense ou l'eau vive





Dans le village de Limans, sur la route de Banon :






" On apprend à donner de l'importance aux petites joies et surtout à les additionner les unes aux autres."
Jean Giono - Provence




dimanche 23 mars 2014

Le plateau de Ganagobie, ce plateau rond comme un plateau de garçon de café...


Un balcon suspendu au dessus de la Durance 


"Ce plateau rond comme un plateau de garçon de café et guère plus grand, porte, à cent mètres au dessus du lit extravagant de la Durance, des terres qui viennent à peine d'émerger du déluge." Jean Giono - notes sur l'affaire Dominici



Le plateau de Ganagobie depuis la vallée de la Durance


La vallée de la Durance côté Ouest à l'arrivée sur le plateau

"Derrière le village perché de Lurs on aperçoit la montagne du Lubéron, la vallée de la Durance, la sauvagerie du paysage." J.L.Carribou - 10 balades littéraires à la rencontre de Jean giono

Sur un plateau escarpé se dresse le Monastère Notre Dame de Ganagobie.

L'art roman y est exprimé dans toute sa splendeur dans un cadre magnifique, fondé au Xème siècle par l'évêque de Sisteron et rattaché à Cluny, c'est un monastère bénédictin qui accueille à nouveau une communauté de moines depuis 1987.






Grimper à Ganagobie, ça se mérite ! on y accède depuis Lurs par une petite route abrupte en pente raide ou il faut éviter de croiser et on débouche sur un plateau couvert de genevriers,  chênes verts et  pins d'Alep. 

" Quand on va maintenant à Ganagobie, c'est pour quelques heures, et on choisit son jour. C'est un site admirable. Les bénédictins y ont une Abbaye. Depuis un an et demi on monte à Ganagobie par une route parfaite.

(...) "Mais il y a seulement trois ou quatre ans, avant les travaux de la route "touristique", c'était un lieu qu'on atteignait qu'après quatre kilomètres de montée abrupte par des chemins dits raccourcis. Autant dire qu'ils n'y montaient que des spécialistes." Jean Giono - Notes sur l'affaire Dominici






En allant vers le nord et l'est, le petit sentier de pierres sèches chemine sur la crête


Vue du rebord nord du plateau- au fond, la montagne de Lure


"Celui qui est ému à Ganagobie par les vestiges de la foi ou par les vestiges de l'histoire doit aller, à mon avis, se pencher au rebord nord du plateau, sur les fonds qui séparent Ganagobie de la montagne de Lure. Il dominera le plan cavalier d'une sauvagerie sans exemple." Jean giono - notes sur l'affaire Dominici

Jean Giono disait aussi dans Colline : "Entre les collines, là où la chair de la terre se plie en bourrelets gras (...) à mi-chemin entre la plaine où ronfle la vie tumultueuse des batteries à vapeur et le grand désert lavandier, le pays du vent, à l'ombre froide des monts de Lure.




 C'est alors  une énorme muraille qui barre toute la largeur du plateau, se sont les remparts de Villevieille, un très long rempart rectiligne et massif livré aux herbes folles.







La récompense est au bout du chemin avec un spectaculaire point de vue à couper le souffle et un panorama imprenable sur la Durance et les Alpes.

Tout en bas, c'est  la rivière alanguie et veillée par les pénitents des Mées, la route vers Digne, les sommets enneigés des Alpes Italiennes, les collines du Haut Var et tout au fond du plateau de Valensole, la ligne bleue des gorges du Verdon.






"Une fois là haut donc, appuyé sur son bâton, l'accusé pouvait porter son regard et son désir sur la riche plaine de la Durance dont la partie la plus grasse était étalée sous ses yeux."
Jean Giono - notes sur l'affaire Dominici


Dans "les Grands chemins" Jean Giono écrit :
"Au delà un autre plateau du tonnerre que grâce au vent on voit dans tout son large, jusque très loin, à l'endroit où il butte contre les montagnes bleues".
Où encore dans "Que ma joie demeure" :
"Au fond des brumes, une sorte de radeau plat (...). Sur ces bords le soleil bouillonnait dans des forêts. Si on regardait à gauche : une barre de montagnes montait très haut (...) derrière elle, une autre montagne encore plus haute avec de la neige, et, derrière celle-là, alors un entassement de montagnes entièrement glacées."



L'église de l'Abbaye
Afin de rejoindre le monastère, nous cheminons par l'allée de Forcalquier, autrefois appelée 'le promenoir' parce que les moines s'y promenaient après le repas. 

Le porche de l'église romane est un portail à festons, le sol est fait de mosaïques déposées et restaurées après dix années de travail, le cloître à ciel ouvert n'est visible qu'à travers des vitres.


"L'Abbaye elle même est en ruine autour de son cloître resté intact. Restée intacte aussi l'église de l'abbaye, son porche roman cent mille fois photographié et qui tire des cris d'admiration à ceux qui ne crient d'ordinaire qu'aux matches de football". Jean Giono - notes sur l'affaire Dominici





Avant de redescendre dans la vallée,nous ne manquerons pas de faire un détour par la boutique du monastère ou les moines proposent plein de belles et bonnes choses issues de leur artisanat et une belle documentation touristique et religieuse.