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dimanche 24 février 2013

Manosque, ville natale et port d'attache...

Jean Giono est né à Manosque le 30 Mars 1895, il est le fils de Jean Antoine Giono, cordonnier et de Pauline Pourcin, repasseuse. 


"Mon père était un homme extraordinaire ; et tout compte fait, ma mère aussi"

Pauline

"Ma mère, fine, blonde, et bleue quant au regard, m'apparaissait alors outremer, rouge et or, avec quelque chose de brutal et de naïf"
Jean Giono, Une rose à la main, manuscrit inédit cité dans Giono de Pierre Citron


Jean Antoine Giono
"Si j'ai tant d'amour pour la mémoire de mon père, si je ne peux me séparer de son visage, c'est qu'aux expériences de chaque jour je comprends tout ce qu'il a fait pour moi".
Jean Giono, Jean le Bleu




Maison natale de Jean Giono, rue Grande à Manosque







Dans la maison de la rue Grande, l'atelier de sa mère donne sur la rue et celui de son père est dans les étages, Jean aime à faire des visites dans l'un ou dans l'autre, la vie est paisible et heureuse. A cinq ans, il est mis à l'école chez les soeurs, deux ans plus tard il passe au petit collège de Manosque ou il restera neuf ans, jusqu'à la fin de la seconde ou il est bon élève sans excès.

Jean à l'âge de 5 ans
En 1911, un an avant le bac il doit quitter le collège, son père gravement malade ne peut plus faire vivre la famille. Jean entre alors comme garçon de courses à l'agence manosquine du Comptoir d'Escompte, il aura ensuite un travail de bureau et "fera un bon petit employé" note son supérieur.
Cette année là, naît le grand lecteur passionné qu'il deviendra, il se constitue l'amorce d'une bibliothèque ou figurent les plus grands auteurs et la lecture sera son activité la plus indispensable. Tout naturellement, c'est en 1911 qu'il commence à écrire.

Jean Giono est mobilisé fin 1914, juste avant il rencontre Elise Maurin, fille d'un coiffeur et d'une couturière, c'est le grand amour, il a alors dix-neuf ans, en 1916 il est à Verdun, en 1917 au Chemin des Dames, de rudes batailles sont engagées ou nombre de ses camarades seront tués. Il a traversé la guerre sans blessure grave, sans avancement, sans décoration et sans avoir tuer personne dira-t-il. La guerre sera pour lui, le mal absolu. Son pacifisme ne sera pas rationnel, mais à la fois viscéral et spirituel. 

Elise

Jean est démobilisé en Octobre 1919 et reprend alors son travail à la banque, son père usé par la maladie meurt en avril 1920, Jean épouse Elise le 22 Juin 1920, mariage civil qui fait soupirer Pauline Giono.
d'après Giono de Pierre Citron




Le Comptoir National d'Escompte, aujourd'hui Crédit Agricole à Manosque


A partir de 1920, Jean écrit constamment, il a décidé qu'il serait écrivain, ses poèmes attirent en 1921 l'attention de Lucien Jacques, une correspondance s'engage et ils resteront amis pendant 40 ans. En 1926 naît sa première fille, Aline. Son premier roman, Colline parait en 1929, c'est tout de suite un grand succès, il abandonne alors son travail à la banque et décide de vivre de sa plume. En 1930 il achète en s'endettant, la petite maison du Paraïs sur les pentes de la colline du Mont d'or. Sylvie sa deuxième fille voit le jour en 1934. Il écrira toute sa vie, jusqu'à cette nuit funeste du 8 Octobre 1970.

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