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J’aurais aimé Manosque et la Provence comme berceau de mon enfance !
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lundi 10 février 2014

Forcalquier, site remarquable et douceur de vivre...




"Quand on habite le plus beau pays du monde, on en est pas peu fier et l'on se tait, de crainte de le désigner à l'attention générale qu'il n'est jamais bon d'éveiller. Forcalquier était le plus beau pays du monde et Dieu merci personne d'autre que nous ne s'en avisait."
Pierre Magnan - La folie Forcalquier




Situé entre les montagnes de Lure et du Lubéron, le pays de Forcalquier est un paysage incontournable de la Haute Provence. C'est un site remarquable, une terre d'histoire ou se mêlent les senteurs et les couleurs du pays provençal, c'est avant tout, un lieu authentique.


La place du Bourguet et la cathédrale Notre Dame de nuit...

Et au soleil couchant !!

De nos jours, Forcalquier conserve et restaure toutes les richesses de son patrimoine. Les ruelles s'entortillent pour monter à la citadelle en un véritable labyrinthe, les placettes accueillantes hébergent de belles fontaines et les terrasses des cafés et des restaurants vous accueillent à l'ombre des platanes.


La Fontaine Jeanne d'Arc


La fontaine Saint Michel

"C'est elle qui a le mieux conservé l'esprit des cités du sud comme on les rêve. Si vous voulez respirer l'atmosphère de Jean le bleu, si vous voulez de vos yeux voir de vieilles maisons comme dans le Hussard sur le toit, il faut traîner dans les vieux quartiers à ruelles pavées de Forcalquier".
(...) Voyez la rue Grande, et la rue Marius Debout ou se succèdent de grandes demeures anciennes : entre ces rues de la ville basse et le boulevard Latourette, on repère toutes une série de passages, d'escaliers, de rampes... qui donnent à ces villes une atmosphère à la fois intime et mystérieuse."
Dominique Le Brun - Le  bâton de colline


Les ruelles






Une bien jolie terrasse

Toute visite à Forcalquier commence par le grand marché provençal du lundi matin sur la place du Bourguet, les rues alentour et la place de la cathédrale, alors on peut dire que le marché occupe la moitié de la ville.
C'est un concentré de toutes les ressources du terroir, fruits et légumes, épices et plantes toutes plus aromatiques, charcuteries, fromages, pains, miel, olives, tourtons et ravioles du Champsaur, tissus et poteries colorées, vêtements et chaussures, paniers.Tout y est, rien n'est oublié!!




Un lundi matin sur le marché de Forcalquier

"Nous arrivons dans le pays de Forcalquier, Forcalquier qui était l'ancienne capitale de la Provence, la capitale d'été du Roi René. Le Roi René habitait l'hiver à Aix-en-Provence et l'été à Forcalquier. (...) Forcalquier garde encore d'ailleurs une sorte d'allure de vieille et d'ancienne capitale, mais de capitale de campagne, de capitale de paysans, de capitale de Moyen Âge."
Jean Giono- Provence



Le couvent des Cordeliers


Un couvent unique, au coeur même de la ville, édifié par des Franciscains au XIIIe siècle. Sa visite permet d'admirer le cloître, c'est aussi un lieu d'expositions. Il abrite actuellement l'Université Européenne des saveurs et des senteurs




Le cimetière classé


Chose rare, le cimetière de Forcalquier est un lieu de visite et le mérite bien, on vient admirer les perspectives de ses ifs taillés en arcade. C'est ici que reposent les trois membres de la famille Drummond, malheureuses victimes de l'affaire dite ''Dominici".





La Citadelle






Il nous faut grimper et parcourir les ruelles médiévales pour mériter Notre Dame de Provence, celle-ci domine la ville et offre un merveilleux panorama.
Chaque Dimanche à 11h30, le carillonneur vient frapper les 18 cloches du carillon.



Maison des métiers du livre de Forcalquier et sa façade sérigraphiée


La Maison des métiers du livres a été inaugurée en Septembre 2010, elle se trouve dans l'enceinte des casernements de l'ancienne Gendarmerie de Forcalquier, aujourd'hui désaffectée.
C'est un hôtel d'entreprises dédié aux métiers du livres, elle abrite des ateliers de gravure, graphisme, imprimerie, associations, maisons d'édition, etc...





site des Mourres




Site géologique situé sur les hauteurs de Forcalquier, sur la D12 conduisant à Fontienne.
C'est lieu aride et désertique, il y pousse d'étranges champignons de pierre, sortis de terre comme par magie, de gigantesques  et inquiétants personnages, le tout dans un paysage lunaire.
La grande pureté de l'air sur ce plateau des "Mourres"*  nous fait découvrir un panorama époustouflant qui va des monts des gorges du Verdon à la vallée de la Durance, du plateau de Valensole aux Pénitents des Mées, du plateau de Ganagobie aux préalpes du pays Dignois.
C'est également le lieu de tournage, en 1988, de "La Maison assassinée" d'après l'oeuvre de Pierre Magnan avec Patrick Bruel.
* Mourres : signifie 'museau'  ou 'visage' en provençal






la montagne de Lure
"J'avais ouvert ma fenêtre au silence et j'avais accordé aux étoiles sur Lure un dernier regard complice(...) Je suis comme tous les gens d'ici : je sens Lure à plein nez. (...)Nous songeons en fonction de Lure. Nous voulons bien tous les changements et tous les départs, à la condition formelle de l'emporter avec nous, de la charger sur nos épaules. Nous ne partirons pas sans elle."
Pierre Magnan - La folie Forcalquier

On ne peut parler de Forcalquier sans parler de la Montagne de Lure, cette montagne avec un grand 'M'. Ce n'est pas pour rien que le pays s'appelle 'Pays de Forcalquier - Montagne de Lure', que la communauté de commune s'intitule 'Forcalquier - Lure', les deux sont étroitement liés, on peut même dire qu'ils ne font qu'un, cette montagne magique vous offrira toutes ses richesses ancestrales et vous ouvrira les portes d'un pays grandiose qui s'étend à perte de vue, vous  vous régalerez de toutes ses belles randonnées et alors là, c'est sûr...vous voudrez rester !!



La terrasse très accueillante de l'Aïgo Blanco



L'Aïgo blanco, pour se régaler de bonne cuisine provençale dans un décor enchanteur, les cafés de la place du Bourguet pour le pastis en terrasse, les boutiques de décoration La Terraio ou on trouve de belles poteries colorées, du linge de maison, des objets déco et de la vaisselle, la librairie "La Carline" et son grand choix, entre autres de livres régionaux, Le bouquiniste Norbert Darreau pour ses trésors autour de Jean Giono, Les distilleries de Haute Provence pour leur pastis Bardouin et bien d'autres choses encore, le caviste La cave du soleil Forcalquerenne et ses bons crus Pierrevert.

A lire :
Pierre Magnan - La folie Forcalquier
Dominique Le Brun - Le bâton de colline
Jean Giono : Provence

lundi 27 janvier 2014

Haute-Provence ou Basses-Alpes, les vraies richesses de Jean Giono...!!


 

De Nyons à Manosque...





"Quand on vient du Nord et qu'on a dépassé Valence, on voit dans l'horizon du Sud un ciel vert, qui est justement la réverbération du soleil sur la Provence..."


"04" C'est un territoire réel, un département français, les Basses Alpes. Nous n'allons pas énumérer ses piscines. Nous montrerons simplement sa beauté.





"La haute Provence est en réalité tout le pays haut constitué par l'éboulement des Alpes, l'endroit où les Alpes s'abaissent peu à peu, graduellement(...) 
A mesure qu'on descend la vallée du Rhône, on voit une espèce de petit golfe s'ouvrir sur votre gauche, c'est le Nyonsais (...)


Nyons et le pont roman

... Il traverse d'abord un pays qui ressemble beaucoup à la campagne romaine, puis il approche de montagnes assez hautes puisque le Ventoux à 2000 mètres et les dentelles de Montmirail ont environ 1000 mètres,...


Le mont Ventoux
Les dentelles de Montmirail


 ... et on pénètre à travers le Ventoux par des gorges très étroites qui s'appellent les gorges de la Nesque (...) ...





Les gorges de la Nesque

...et on débouche dans un pays déjà très haut (...)- c'est l'arrière du Ventoux et en continuant cette route  on accède alors au grand plateau d'Albion qui se trouve à côté de la montagne de Lure (1) et qui est un des hauts lieux de la Haute Provence."
Le plateau d'Albion
La montagne de Lure
En redescendant de cette montagne nous arrivons dans le pays de Forcalquier
Les Mourres, ci-dessous, Forcalquier et sa Citadelle

"Je suis né à Manosque et je n'en suis jamais parti, (...) Le temps modernes ne l'ont pas détruit. Malgré tout, on continue ici à savoir vivre. Les ruelles étroites gardent leur fraîcheur dans les étés les plus torrides...
Une ruelle de Manosque
"Y dort aussi l'ombre la plus douce aux yeux. Dirai-je qu'on apprend à se servir de la lenteur quand tous les désirs des hommes sont orientés vers la vitesse? Oui, au coeur de ces lourds étés, quand la plus simple goutte de fraîcheur contient la bénédiction divine, on apprend à se servir de la lenteur et d'une sorte de paresse musulmane. On apprend à donner de l'importance aux petites joies et surtout à les additionner les unes aux autres. Et s'il fallait donner à la beauté de Manosque une définition qui conclut , un titre qui dise tout, je l'appellerais : 'L'école Supérieure du Bonheur'."
Tous les textes sont issus de : Provence de Jean Giono

mercredi 27 novembre 2013

Jean Giono en amitié, Maria et Ernest Borrely


Instituteurs, écrivains, engagés, résistants...


 "Les Borrély sont dans ce village comme dans la vie : à l'extrême pointe, en dehors de tous les abris". Jean Giono



Maria Borrély (source internet) 

Maria Brunel est née à Marseille le 16 Octobre 1890 dans le quartier des Chartreux, elle passe son enfance à Aix puis à Mane dans les Basses Alpes, brillante élève de l'école normale d'institutrices de Digne, Maria est nommée en 1909 institutrice à Certamussat, ce village dominait l'étroite route montante en direction de l'Italie via le col de l'Arche. En contrebas coule un torrent impétueux l'Ubayette, ce village sera détruit en 1944 par les troupes allemandes.
Bulletin des annales de haute-provence no 312


Le village de Certamussat (source internet)

 Maria dira : "...Je fus nommée institutrice au hameau de Certamussat, à 1600 m d'altitude... la nuit couchée dans mon lit étroit de jeune fille, j'étais effrayée par l'énorme vacarme de l'Ubayette, torrent impétueux, menaçant..."
Maria borrély, la vie passionnée d'un écrivain de haute-provence de Paulette Borrély


Cette année 1909 Maria rencontre Ernest Borrély, lui aussi instituteur, ils se marient en 1910 et un premier enfant naît en 1911, en Septembre 1912, le couple est nommé en poste double à Saint-Paul-sur-Ubaye.




Le village de Saint Paul
"Saint Paul-sur-Ubaye, merveilleux village alpestre à 1500m d'altitude.
Sur la petite place silencieuse où était notre école, les vaches conduites par un enfant venaient s'abreuver à la fontaine. Construit à flanc de montagne, le village surplombait l'Ubaye, magnifique torrent sonore, cristallin, puissant."
Maria Borrély, la vie passionnée d'un écrivain de haute provence - Paulette Borrély

La haute vallée de l'Ubaye




Le 16 Août 1914, Ernest part au front, Maria reste seule à Saint Paul, atteint d'une douloureuse maladie d'estomac Ernest est réformé en 1915, en Septembre 1918 ils obtiennent un poste double à Puimoisson (Basses Alpes) un deuxième fils, Pierre voit le jour en 1921.




École Maria Borrély de Puimoisson (source Google maps) 

"Un certain mercredi soir, à l'entrée de la nuit, à Puimoisson, à six heures du soir...tu naissais (...) et notre maison était toute craquante de bonheur."



Enthousiasmés à la lecture "d'un de Baumugnes" Maria et Ernest organisent des soirées de lecture auxquelles ils convient les villageois. Ernest prend l'initiative de contacter Jean Giono lui-même et de l'inviter à une de ces soirées, Jean Giono accepte, l'expérience lui plait, une solide amitié va naître.

"C'était bien rigolo !!"

A Maxime Girieux et Lucien Jacques :
"Il m'est arrivé la belle aventure d'être invité par un village, le village de Puimoisson, l'instituteur avait lu "Colline", il l'a fait lire dans le village. On m'a invité, j'y suis allé...ils m'ont fait raconté "Un de Baumugnes", je lai fait, moitié en Français, moitié en Provençal, c'était bien rigolo, l'instituteur pleurait dans son mouchoir. Un succès! "

Correspondance Jean Giono- Lucien Jacques- Gallimard

A André Gide :
"Il est vrai que par ailleurs, j'ai eu la très belle aventure d'être invité par tout un village. Le village de Puimoisson. On a discuté sur "Colline" et on a passé la moitié de la nuit avec le chasseur de sangliers du cru et le berger a discuté sur les terreurs des collines..."

Correspondance 1929-1940 André Gide-Jean Giono -hors série de la revue Jean Giono 

Maria écrit à son tour à Jean Giono :
"Je me disais, quand même, ce qui peut sortir du coeur d'un homme...

Baumugnes et Giono c'est un : le pain et le vin, la vigne mûre, le rayon débordant de miel, l'arbre du mois d'Octobre si chargé de bons fruits que ses branches cassent. Un parfum d'évangile. Merci et re-merci pour Baumugnes !"
Maria Borrély, la vie passionnée d'un écrivain de haute provence - Paulette Borrély




En 1929, Maria écrit son premier roman "Sous le vent" Elle dit alors à Jean Giono :
"J'ai terminé mon roman. Sur vos suggestions, j'ai changé le titre, il se dénommera "Sous le vent", j'ai confiance."

Jean Giono recommande  le manuscrit à André Gide, celui-ci est enthousiasmé et félicite Maria :
"J'ouvrais votre manuscrit, plein de crainte et dès les premières pages vous m'avez séduit, vous m'avez 'eu' comme l'on dit aujourd'hui. Je me préparais à de la sympathie...Ah! j'étais loin du compte. C'est vraiment d'admiration qu'il faut parler."
André Gide


Entre 1930 et 1936, Maria publie successivement "Le dernier feu"  ou l'histoire d'un village bas-alpin qui meurt et "Les Reculas" ou l'histoire d'un village de la vallée de l'Ubaye qui vit sans soleil plusieurs mois durant.


En 1933 Ernest est nommé à Digne,la famille s'installe au 3ème étage d'un immeuble du Boulevard Thiers, les deux premiers niveaux sont occupés par l'Hôtel de Provence ,Maria quittera l'enseignement  en 1936, malade et fatiguée elle est mise en retraite anticipée , elle se consacrera alors à d'autres études et écrira des poèmes.



l'immeuble et l'hôtel de nos jours

Jean Giono et le couple Borrély , outre la littérature ont  un autre point en commun : Ils sont des pacifistes convaincus et engagés, une raison de plus pour que naisse entre Jean et Ernest une solide amitié qui jamais, par la suite ne se démentira.

Jean Giono et Ernest Borrély
Les Borrély sont très engagés, parti communiste puis SFIO, en 1940 la résistance s'organise et Maria et Ernest s'en rapprochent. Pendant la guerre, la salle à manger du Boulevard Thiers devient le point de chute de la résistance, Ernest est arrêté, résistant actif il deviendra après guerre le premier président du Conseil Général jusqu'à sa mort en 1959.
D'après les annales de Haute Provence N°312 et le livre de Paulette Borrély cité ci-après.

Maria ne cessera de travailler et de lire jusqu'à la fin de sa vie en Février 1963, l'enseignement religieux reçu dans sa tendre enfance l'avait rattrapée, par ailleurs le communisme auquel elle adhère cependant lui paraît peut-être manquer d'envergure... 



Et pour terminer l'histoire de cette belle amitié :

"Combien de fois, troué par tous les vents, suis-je venu me faire arrangé par Borrély-Chef! Et avec quel soin il a choisi pour moi les papiers qui laissent passer la lumière !
Le propre de Borrély est de ne pas inventer ceux qu'il aime. Il n'y a pas au monde d'oeil plus clair, il n'y a pas derrière l'oeil, de mécanique mieux huilée. Du premier coup, il vous connaît comme s'il vous avait fait, et il vous aime tel que vous êtes, avec votre somme de défauts (...)"
Jean Giono - Extrait de la préface du "dernier feu" de Maria Borrély









"Plus beau qu'un massif de roses,
Le plus beau de mes poèmes
Gît au fond de moi
Je ne dirai pas cette chose.
Le plus vrai de mes poèmes
Gît au fond de moi
Je n'ose
Le traduire, ce poème,
Au fond de moi
Plus beau qu'un massif de roses 
Je n'ose
En l'exprimant il devient prose.
Mon beau poème
Ma foi
Mon poème,
Ma joie ! 
Reste au fond de moi."
Maria Borrély


A lire :
- "Maria Borrély, la vie passionnée d'un écrivain de haute provence" - Paulette Borrély- Paroles éditions
- "Sous le vent" - Maria Borrély - Paroles éditions
- "Les Reculas"- Maria Borrély - Paroles éditions
- "Le dernier feu" - Maria Borrély - Épuisé - 

samedi 23 novembre 2013

Quand on arrive à Banon...


Banon, le village aux 1000 000 livres, le village des fromages, le village des "brindilles" et le village d'Elzéard Bouffier...


" C'est après Vachères qu'on attaque la dernière montée vers Banon. La route grimpe avec une régularité désespérante (...) L arrivée à Banon surprend. A la sortie d'un ravin, comme on s'y attendait le moins, la vue sur le bourg se dégage soudain. Ses maisons apparaissent groupées au pied des reliefs marqués. Alors, comme dit le texte : "On trottera un petit quart d'heure dans une molle cuvette ou la terre s'est affaissée sous le poids d'un couvent et de 50 maisons, et on trouvera Banon"
Dominique Le Brun - Le bâton de Colline (1)

Banon

"C'est le plateau d'Albion (...) au delà de ce plateau coule la Durance, entre Sisteron et Mirabeau. Sur les pentes qui font face à la vallée de la Durance est Banon."
Jean Giono - Provence

Banon
"C'est au village que les travaux et les jours ont toute leur noblesse"

"Quand le courrier de Banon passe à Vachères, c'est toujours dans les midi...On a beau partir plus tard de Manosque, les jours où les pratiques font passer l'heure, quand on arrive à Vachères, c'est toujours midi!
Réglé comme une horloge!
C'est embêtant au fond, d'être là au même moment tous les jours!"
Jean Giono - Regain



Porte à mâchicoulis du XIV siècle
"Je recommande aux voyageurs de monter vers le haut de la vieille ville ou pointe le clocher de l'église, ce faisant on saluera au passage la plaque Elzéard Bouffier, le héros modeste et magnifique de "l'homme qui plantait des arbres"."
Dominique Le Brun - le bâton de colline

Église désaffectée en haut du village

Maison qu'a habité Jean Giono pendant la guerre (façade verte)

Jean Giono, lisant Marianne dans les rue de Banon
(source album La Pléiade)


Et maintenant quelques curiosités locales et gourmandises pour vous donner envie de faire le détour par Banon lors de vos prochaines escapades...!!

la librairie "Le Bleuet"
Elle se situe dans une vieille maison du village, sur plusieurs étages se sont des milliers d'ouvrages, un dédale de couloirs, d'escaliers et de petites pièces qui regorgent de trésors! Suite à des difficultés financières, la librairie vient heureusement de trouver un repreneur.

Super Banon, fromages et produits de pays

Le fromage de chèvre de Banon, est avec la Lavande une production locale, il possède le label AOC.
C'est un petit fromage rond, savoureux qui pèse environ 100 grammes.



Le célèbre fromage de Banon
Après une période d'affinage, le fromage de chèvre est plié dans des feuilles de châtaignier, il y développera les arômes spécifiques au Banon. 
Il existe aussi à Banon toute une déclinaison de fromages, alors régalez vous !!


L'épicerie-charcuterie "La brindille Melchio" l'art du bien manger
C'est une charcuterie à l'ancienne de père en fils aux saveurs de la Provence.
Miels, confitures, fromages, épeautre, farine, biscuits, pâtés de toutes sortes y sont proposés.



La Brindille, c'est la spécialité de Monsieur Melchio, c'est une fine saucisse sèche qui se déguste en petits morceaux, à l'apéritif par exemple !
Elle se décline en de nombreux parfums et peut vous être expédiée. 
Pour commander : www.charcuterie-melchio.fr


Un Pastis bien frais au café de l'union...l'heure de l'apéritif

Quand Pierre Magnan partait de Manosque à vélo pour rejoindre Jean Giono au Contadour :

" Je parviens à Banon vers midi. Je m'offre à l'hôtel un repas plantureux ou je laisse la moitié des 20 francs du patron. Je reprends plein d'entrain, mais les jambes coupées, le chemin du Contadour."
Pierre Magnan - Pour saluer Giono


L'hôtel restaurant Les Voyageurs, une bonne table,
Une belle terrasse et de beaux plateaux de fromages
Ou encore quand il prenait le car pour la même destination :

" A ce régime, quatre heures de car pour trente cinq kilomètres, nous arriverons à Banon, Hôtel des voyageurs, comme le clocher sonne quatre heures. Nous nous entasserons à six dans le taxi de Martel le garagiste, nos sacs sur les genoux."
Pierre Magnan - Pour saluer Giono (2)


A recommander aussi à Banon, la Boulangerie et ses délicieux sandwichs au fromage de chèvre, pour se restaurer lorsque l'on part en randonnée sur le plateau du Contadour et la Boucherie des Alpes et son étal si appétissant, toutes deux situées sur la place de la République. De quoi se régaler donc !!


Pour terminer cette belle promenade ensoleillée, une petite carte postale de... Banon !!




 A lire :
(1) Le Bâton de Colline de Dominique Le Brun, de belles randonnées pour pénétrer  différemment dans l'univers  et l'oeuvre de Jean Giono.
(2) Pour Saluer Giono de Pierre Magnan, un magnifique hommage à l'écrivain, une approche intime et pleine de tendresse et de beaux moments, notamment sur l'épisode du Contadour.